Filiale de Savoye, la division logistique du groupe industriel Legris Industries, l'éditeur et intégrateur a-SIS suit une croissance qui l'amène hors de l'Hexagone... et de l'entrepôt.
Le Journal de la Logistique : Dans toute votre offre, services ou produits, quel est le domaine dans lequel vous souhaitez le plus vous améliorer?
Frédéric Mancion : "Nous ne sommes peut-être pas encore assez performants sur le service. Sur la partie produits, j'aimerais parfois que ça aille plus vite, et qu'on soit meilleurs dans la gestion des flux en dehors de l'entrepôt, avec notamment un TMS intégrant encore plus de fonctionnalités. Mais la marge de progression dans le service est encore plus intéressante, avec, en ligne de mire, l'accompagnement du client, en amont comme en aval. Notre hotline accessible 24h/24 ne date que d'il y a deux ans. Il faut aussi que nous guidions mieux le client lors de la mise en place de solutions, en s'appuyant sur des profils beaucoup plus orientés métier, pourquoi pas même des exploitants, afin qu'ils fassent le pont entre le produit et le métier. Il n'y a pas assez de ce type de profil dans notre entreprise, pourtant de plus en plus demandé. Il faudrait que nos équipes deviennent un peu moins informaticiennes et un peu plu logistiques, pour parler le langage du client. Nous progressons dans ce sens, mais nous avons encore des choses à améliorer."
Le Journal de la Logistique : La crise semble relativement épargner votre secteur, vous le confirmez?
Frédéric Mancion : "Lors des douze derniers mois, nous n'avons eu qu'un seul projet arrêté. Tout le reste a abouti, et j'ai encore un carnet de commandes bien garni. La charge de travail est telle que je dois même sous-traiter une partie de mes activités. Mais la crise se manifeste, car j'ai moins de visibilité sur les prochaines commandes : auparavant, je les connaissais un an avant, aujourd'hui ce délai s'est réduit à quelques mois."
Source : extrait d'une interview publié dans Le Journal de la Logistique _ juillet-août 2009